Compte rendu RCR 30 -12 octobre 2011

mardi 15 novembre 2011
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Le RCR 30 a tenu sa réunion mensuelle le 12 Octobre. 5 personnes étaient présentes. B.S. nous a fait part des points importants de la participation du RCR 30 au forum social local de Bagnols /Cèze. Puis nous avons commencé notre discussion sur le thème : Qu’attendons-nous du Réseau ?

RESISTER

B.S. semble intransigeant : il veut que soit définie la finalité du RCR. Pour F.G., aucun doute, ce doit être « résister ». Entrer en résistance réellement, passer à l’action. Pas n’importe quelle résistance ; rester dans l’esprit du CNR. Tout le monde est d’accord. Nous sommes impatients d’agir, de passer à l’action :

A/ Faire apparaître les résistances de ce Réseau, déterminer et mettre en place des résistances qui nous seront communes (quelqu’un donne un exemple : ne pas payer une partie de nos impôts, partie déposée à la caisse des dépôts et consignations).

B/ Faire connaître l’existence du Réseau . Pour cela, nous devons nous appuyer sur quelque chose de précis : donc, en amont, clarifier les rapports avec le CRHA : Trouver un accord. A titre indicatif : la coordination doit englober des personnes du CRHA. Le CRHA serait pour le Réseau un comité de surveillance, de manière à éviter d’éventuels dérapages et à garder une cohérence au niveau national.

C/ Recenser les résistances, petites et grandes au niveau local et devenir pour elles une caisse de résonance (Luc : « ils jouent sur les cordes, nous, on amplifie »). Nous sommes un réseau national, cela donnera à toutes ces résistances locales l’amplification qu’elles seront heureuses de trouver. En résumé , dans le concret : Faire connaître l’existence du RCR, de manière à ce que les gens en conflit sachent qu’ils peuvent venir nous voir. Bien sûr, lister les résistances sérieuses, mettre de côté les autres. Pourquoi ne pas « estampiller » ces résistances ? Servir de lien entre les diverses résistances, promouvoir des actions communes. Pour tout cela il faut que nous sachions comment nous allons nous présenter, donc avoir déjà clarifié nos rapports avec le CRHA. Avoir une charte bien précise : il serait souhaitable que les résistances locales, grandes, petites, ou individuelles reconnaissent cette charte (ou bien que ce que nous leur apporterons entre dans cette charte).

D/ Il nous semble indispensable, primordial, d’être également clair dans notre manière de nous exprimer. Utiliser un langage simple, compréhensible, accessible à tous.

REFLEXION SUR LE PROJET DE SOCIETE

B.S.. : rester dans l’esprit du CNR et ne pas se noyer dans les détails. Il est proposé en ce moment des quantités de programmes. Faut-il nous aussi nous perdre dans les détails ? Etablissons clairement l’esprit dans lequel nous voulons que se construise la société que nous souhaitons voir se mettre en place. Mais laissons des « techniciens » beaucoup plus « pointus » que nous régler les détails . - L.G.. : se baser sur le programme du CNR, en supprimant bien sûr ce qui n’est plus d’actualité. Et introduire ce qui devient une priorité : nous vivons dans un monde fini avec des ressources limitées, le réaliser et faire tout en tenant compte de cette réalité. B.S. revient sur comment il voit le projet : des approches, on doit synthétiser, le projet ne doit pas être détaillé, mais l’esprit du programme du CNR doit être respecté, sinon, cela ne sert à rien. Il souhaite voir des directives plus qu’un programme. Il estime qu’il existe quantité d’associations très pointues sur divers sujets, et qu’il n’y a pas utilité de faire des « doublons ».

DIVERS

Interpeller les politiques : le RCR 30, à l’unanimité des adhérents présents à la réunion, n’est pas d’accord . Pour la préparation de la prochaine réunion plénière, nous souhaitons que tous les groupes locaux disent ce qu’ils attendent exactement du RCR. Et qu’à la prochaine plénière, un texte soit fait pour dire ce qu’est le RCR et à quoi cela sert. C’est un lieu de décision : il faut donc y prendre des décisions. E.B., qui n’avait pu venir à la réunion, avait fait part de son souhait que nous organisions ce qu’elle appelle un « mini Glières » dans le Gard . Didier Magnin, lors du colloque « Désobéir : un enjeu de société » à Grigny, a lui aussi parlé de telles actions. Sarkozy s’est rendu à Mialet, haut lieu de résistance précieux aux cœurs des Cévenols. Pourquoi ne pas choisir cet endroit (ré-appropriation d’un lieu que nous ne voulons pas être dévoyé. Ce qui, symboliquement, nous rapprocherait des Glières.) Il n’y a pas urgence : nous travaillerons sur ce projet lors de notre prochaine réunion.


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