Compte rendu des 6 et 7 novembre 2010

vendredi 31 décembre 2010
par  Jean-Paul
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Rencontres CRHA / Réseau des 6 et 7 novembre 2010 Maison des Pionniers Thorens-Glières

Présents : Paul A, Florence A, Walter B et Bernadette, Jean-Marie B, Nadine B, Jérôme B, Emmanuelle B, Henry B, Francis C, Maurice C, Henri D, Gérard D, Raphaël D, Serges D, Stéphane E, Jean-Paul F, Christian F, Florence G-P, Aymeric H, Marie L, Baptiste L, Franck L, Dominique L, Didier M, Lorette M-Z, Ludovic M, François M, Stéphane M-M, Philippe M, Catherine P-C, Rémy P, Gilles P, Charles P, Lucien P, Jean-Luc P, Danielle P, Didier P, Cédric R, Alain R, Gaëlle R, Philippe S, Christian et Luc T, Hervé T, Olivier V, Jean V, Yannick V, Isabelle V, Louis V, Marie V, Sophie W, Robert B.

I-PLENIERE DU SAMEDI APRES-MIDI

1- Présentation de la Maison des Pionniers par J.-P. Rennard, directeur.

2- Présentation de CRHA et des objectifs du week-end par Didier Magnin, président CRHA

Ce week-end n’est qu’une première étape. Qu’est-ce qui a amené CRHA à construire ce projet ? CRHA est né d’un collectif après venue de N. Sarkozy le 4 mai 2007 sur le Plateau des Glières. Le 13 mai, le premier rassemblement a eu lieu, puis s’est répété chaque année. Mai 2008 : 2e rassemblement avec la venue de Stéphane Hessel. 3 déc. 2008 : le collectif s’est constitué en association. 1ers objectifs que s’est fixée l’association CRHA : 1- faire connaître le programme du CNR et ses valeurs (solidarité, fraternité, justice, "vivre ensemble") 2- faire connaître l’Appel de 2004 (prononcé par 13 résistants, dont L. et R. Aubrac, S. Hessel, à l’occasion du 60e anniversaire du programme du CNR, le 15 mars 1944) : dans cet appel, il est question de ne pas s’attaquer aux conséquences mais aux causes des problèmes. Il va servir de préambule à notre projet de société. Nos parrains : S. Hessel, R. Aubrac, J. Berger, H. Bouvier. Origines du travail d’aujourd’hui :
- Début 2009, R. Aubrac a invité CRHA à travailler sur un programme politique, social, économique, écologique
- S. Hessel nous invitait à nous constituer en réseau Donc CRHA initie les deux pour constituer un projet de société du XXIe siècle. Ce sont aussi les demandes de beaucoup de personnes dans toute la France qui sont en demande d’un tel programme politique. Il faut donc inviter des citoyens à participer, surtout au travers de Cahiers de Doléance de Sophie Wahnich.

Description du programme du week-end.

3- 1er Tour de table sur les attentes / idées pour la construction d’un projet de société

Les tours de table serviront à définir les grands thèmes qui seront travaillés dans les ateliers qui suivront.

CRHA (représenté par Gilles P, Rémy P et Robert B : Gilles  : Origine du projet : 1- Rassemblements citoyens des Glières : écho favorable par rapport à la ligne définie : sans badge ni banderole, très porteur, un succès que n’auraient pas eu partis ou syndicats. 2- Caution morale et stimulation de nos parrains. 3- À travers le film (40000 spectateurs) : diffusion du programme du CNR, méconnu jusque là, et de son projet de société. Constat unanime : env. 70% des gens qui ont vu le film ne connaissaient pas le programme du CNR, donc du projet de société au-delà de la Résistance, et ne savaient pas à quel point il était actuel. 4- le livre Les jours heureux (à 10000 ex), coordonné et écrit par J.-L. Porquet : c’est un outils pour faire connaître le CNR. Véritable engouement des gens pour travailler sur un programme de société, avoir une perspective d’avenir qui va au delà de l’échéance électorale. Mais il ne s’agit pas d’un programme politique, plutôt un document fort (cf prg CNR) et simple (pour tous), qui soit un outil de réflexion, éventuellement porté par les partis, les syndicats... projet ambitieux. Créneau pas évident : nous ne sommes ni parti, ni syndicat, et il faut garder la main dessus pour que les gens soient obligés de se positionner. Une échéance : 2012, et le 14-15 mai 2011 aux Glières avec une partie du texte portée au regard de tous et de la presse. Attention : d’autres programmes existent, il faut sortir du lot, il y a une véritable attente et une caution morale en s’appuyant le prg du CNR. Sans tomber dans le piège du pacte écologique. C’est un défi ambitieux. Rémy : Texte de débroussaillage du terrain de la problématique de la rédaction d’un futur programme de la société du XXIème siècle. « Du prg du CNR au projet de société du XXIème » On part du programme du CNR, de l’appel de 2004 et du livre les Jours heureux, et on fait une homothétie = garder les structures, les grandes idées du prg du CNR et on va ré-écrire, car il faut actualiser. Le programme du CNR était rédigé en 2 parties : plan d’action immédiate et mesures à prendre après la libération. A-Plan d’action immédiate : toujours d’actualité. Réfléchir à : 1- la légitimité de la résistance d’aujourd’hui (contenu des rassemblements des Glières). 2- Action et organisation : fondamental.
- Le prg du CNR a été écrit par un groupe représentant différents courants dans la Résistance et dans la clandestinité. Aujourd’hui la responsabilité de la rédaction doit être élargie à l’ensemble des citoyens, d’où une forme d’organisation différente pour l’écrire et le porter (par ex les Cahiers de doléances de S. Wahnich et F. Capron).
- Le CNR avait décidé des comités de libération ; nous voulons mettre en place des comités locaux au travers du réseau. B- 2e partie : reprendre le texte et voir ce qu’il faut rajouter ou actualiser
- Introduction (toujours d’actualité) : parler de politique même si nous ne sommes pas un parti = comment s’y prendre pour changer la société, pour refonder la république, revenir sur les acquis détruits.
- Écrire un chapitre "les principes fondamentaux". Le prg du CNR était essentiellement constitué de valeurs éthiques. Préciser notre corps de doctrine, en incluant la DUDH, et la déclaration de Philadelphie, sur la notion de "travail n’est pas une marchandise".
- reprendre les autres chapitres dans les mesures à appliquer en conservant les principes et en les actualisant (économie, école, etc...). Conclusion : par rapport au CNR :
- Repartir d’un élément constitutionnel et politique : refonder la République (sorte de préalable)
- Et ajouter les dimensions écologique et internationale Questions qui restent :
- Est-ce qu’on travaille avec les partis et les syndicats ?
- échéancier ? On se cale sur 2012 ou pas ? Robert : Focale sur l’échéancier et le processus 1- Echéancier À CRHA on est divers politiquement. On n’est donc pas tous d’accord sur les échéances. A-t-on dix ans pour le faire, ou bien doit on aller plus vite ?
- Echéance 2012 (présidentielle et législative) : on va être inaudibles si on ne donne pas quelque chose avant l’automne 2011. Pour être entendus (primaires en novembre), produire un texte pour septembre, donc fini de rédigé avant l’été, donc pour CRHA, il faudrait qu’en mai-juin on ait quelque chose.
- Paroles de résistance les 14-15 mai (rassemblement Glières) avec annonce le dimanche des grandes lignes d’un nouveau programme (avec S. Hessel, R. Aubrac ?). Ce qui permettrait un grand écho, une vraie pression sur les partis politiques.
- Avant ? Flou. Se revoir dans l’hiver (janvier - mars ?), pas en Haute-Savoie ? Grande ville ? Lyon = symbolique ? : débat. On peut aussi échanger par mails (groupes de travail) ? 2- Arbitrage
- Quel processus d’arbitrage si il y a opposition sur un point programmatique ?
- Quel est le corps électoral ?
- Comment on associe tous les citoyens ? Compliqué. 3- Comment fait-on porter le programme par les forces politiques ? CRHA ne portera pas le programme au niveau politique. À un moment ce sont les forces politiques qui vont devoir le porter. Le prg du CNR était signé par les forces politiques, sociales, syndicales. Comment faire le lien, quand faire intervenir les partis ? Pour moi : assez tôt dans le processus (nov.-déc., janvier ?). Pour d’autres : au dernier moment, juste pour le signer. Vrai débat : à quel moment on s’adresse aux forces politiques et sociales ? 4- Information sur le réseau CRHA a lancé un processus de réseau et site du réseau (différent CRHA). C’est un outils. Voir les autres outils dont nous pourrions avoir besoin.

Présentation par Walter Bassan d’Henri Bouvier, résistant en Haute-Savoie puis Italie.

Suite du tour de table : Maurice C Le néo-libéralisme ne passe plus, et ne marche pas, c’est une imposture. Profiter de ce créneau, rechercher une posture de perspective d’alternative. Etats-généraux sur LE service public, dans son ensemble, dans sa dimension générique, qui est remis en cause aujourd’hui. Nous fédérons 50 collectifs, sur la même échéance de 2012, qui fédèrent tous les partis, du NPA au PS : pas simple, et encore plus compliqué avec les syndicats. L’effort de redéfinition conceptuelle est énorme. Réunion les 29-30 janvier avec des représentants des organisations nationales et les représentants des comités départementaux. Nous sommes sur la même posture, dépasser le constat pour dégager une perspective alternative. Il faut construire des passerelles et des convergences entre nos 2 démarches : nous : vous soumettre nos travaux, et vous : faire valoir les travaux que nos allons faire. Paul A au nom du Sarkophage Bonne question : qu’y avait-il de neuf dans le prg du CNR ? Pas des solutions techniques, pas sa complitude, c’était affirmation d’un certain nombre de principes fondamentaux, de valeurs. Je parlerai donc davantage de projet que de programme. L’enjeu : poser un ou un certain nombre de nouveaux paradigmes, pas de donner nos réponses aux questions habituelles, mais de poser de nouvelles questions. Ex. en Equateur : 3 ans de débat qui ont permis de dégager une notion : le bien-vivre (buen vivir), à opposer au capitalisme, au productivisme. Principe institutionnalisé. Aller dans la même direction, dégager quelques grandes valeurs, 3 ou 4 grands principes forts, mieux que 200 pages de programme. Meilleur moyen : Cahiers de doléance, pour rendre la parole au peuple. 2 enjeux : 1) Réveiller, réhabiliter le geste militant, en n’hésitant pas à poser la question du pessimisme. Aujourd’hui, nous sommes peu nombreux, mais qu’en était-il en 1943 ? Rendre l’espoir. 2) Revisiter nos valeurs : réinventer un nouveau pacte social plus protecteur que celui du prg du CNR. Ex : la gratuité pour les besoins vitaux (eau, école, transports…). Il faut fédérer ce type d’initiative autour de 2-3 principes forts. 3) calendrier : l’urgence, ce sont les cahiers de doléances, les états généraux, les Glières, puis peut-être un colloque au moment où on aura l’ouvrage, et alors seulement interpeller les partis, les syndicats, en les interpellant. Ne pas se précipiter pour les inviter, elles le feraient mieux que nous, l’interpellation doit venir d’ailleurs. Alain R Inquiet par l’embryon d’échéancier. Le processus est aussi important que le résultat. C’est la démarche impulsée (visant à impliquer un grand nombre de citoyens) qui sera décisive sur le résultat, autant que la forme finale (livre ?). Viser 2012, c’est restreindre la perspective et risquer de manquer le but. Il faut être au cœur de la dynamique au moment de la présidentielle, le processus ne doit pas être terminé, il ne faut pas chercher à vendre notre document aux politiques. Le processus doit remettre en mouvement, redonner du sens, dépasser la résignation (et la peur) et le pessimisme. Il doit redonner la volonté, le goût des citoyens au débat (il n’y a plus de débat), au travail collectif, à l’engagement, à l’idée que le citoyen a un pouvoir. Le changement ne viendra pas seulement d’une alternance politique en 2012, mais il viendra de l’exercice du pouvoir par les citoyens ici et maintenant (le « programme constructif » de Gandhi). Remettre au goût du jour que le pouvoir se construit aussi par les citoyens, des initiatives locales, décentralisées, des expérimentations, des réflexions, des perspectives. 2 points sur le contenu sur lesquels je suis prêt à m’investir : 1) l’éducation et l’école : il faut tout repenser et reconstruire, remettre l’école au cœur d’un projet de société solidaire et collaborative, une école du respect, solidarité, coopération, et qui favorise la non-violence. 2) défense nationale : dire que l’existence de l’arme nucléaire est incompatible avec un projet de société démocratique, la défense doit être l’affaire de tous, et compatible avec des valeurs de paix et pas seulement déterminé par l’avancée des progrès technologiques. Sujet tabou aujourd’hui. Proposer le désarmement nucléaire unilatéral de la France comme contribution à la paix. Dominique L (Robin-des-bois de l’énergie et collectif solidarité Roms) 1) Analyser le mouvement de résistance lié aux retraites (avec unité syndicale !) : formes d’action nouvelles qui émergent, syndicats ou non. La base est l’inacceptable, l’indignation. 2) Procédure : opposé à travailler avec quelque parti que ce soit. 1er temps : intégrer des citoyens, militants, syndicalistes ; 2e temps : structures syndicales, et peut-être dans un 3e temps, une fois le rapport de force établi, les partis (tant pis si c’est après 2012). Ne pas demander de modifier le programme mais de s’engager sur ce qui est issus du travail des citoyens. Ce travail des citoyens prendra naissance dans les mobilisations, pas autour de la table. 3) Le prg du CNR répond aux besoins de l’époque, qui étaient essentiels. C’est la principale définition de l’écologie (les besoins essentiels). Aujourd’hui définir plus précisément la culture, l’alimentation, la santé, etc. Et alors on peut fédérer beaucoup de personnes. 4) La question de l’écologie est horizontale, à intégrer partout. 5) Il faut un débat sur république, nation, etc. Une et indivisible ? Lucien P (association sur Nice suite aux Glières 2009) Combat contre l’ultralibéralisme. Redéfinir ce qu’est la République, qui est omniprésente chez les Résistants. Les gens se sont reconnus dans des valeurs, elles doivent être réactualisées, et ne pas laisser ces valeurs (République) à des gens qui les détruisent et les exploitent pour leur intérêt. Définir une charte définissant les fondamentaux, les mots : - République : une certaine idée de la souveraineté populaire. Attente énorme pressentie dans les manifestations, attente d’une réponse politique vraie, pas politicienne. Ne pas intégrer les partis tout de suite. Par exemple, intégrer l’humain dans l’écologie ! - Ecologie : redéfinir un certain nombre de fondamentaux. - Proposition d’aborder comment détricoter l’ultralibéralisme qui nous détruit : FMI, OMC, AGCS, OCDE, CE… Réflexion poussée nécessaire sur la CE. Ne pas confondre Europe et Communauté européenne (outils de destruction de l’Etat-Nation, outils de la gouvernance mondiale), lutter contre la supranationalité. Olivier V en tant qu’historien 1) Axe fondateur du programme du CNR : triptyque : démocratie, économique et social marchent ensemble, sans prévalence d’aucun. Par ex. le social n’est pas la béquille d’un système économique tout puissant. À réaffirmer. 2) double légitimité du CNR est-elle en résonance avec la nôtre ?  a) Adoption à l’unanimité dans la clandestinité par des partis, mouvements et syndicats. Ligne de fracture : compromission avec Vichy. Et nous, on met où le curseur ? Texte de compromis, plus petit dénominateur commun. C’est une force dans sa légitimité. b) appliqué pendant et après la l’occupation. Ceci en fait sa force. Doit-on rechercher cette unanimité, ce compromis, quelles bornes met-on ? La question du politique viendra ensuite. Rappeler que le préambule de la Constitution contient des valeurs du CNR. S’engager sur la constitution (vers 1a VIème ?). Il faut changer de constitution (= les règles du jeu), là est un vrai débat de société (voir les débats sur le TCE). La de 1958 a fait son temps. Le politique doit s’engager : dans le programme, appeler à une assemblée constituante, pour refonder une nouvelle République, avec tous les principes réaffirmés dans ce texte, principes présents aussi dans le pgr du CNR. Gérard D 2 soucis principaux en tant que militant écologiste et syndicaliste : 1) justice sociale pour les petites gens  2) défense de la Nature (pas environnement), prise de conscience de notre place. Ex : problème de pollution chimique en vallée de l’Arve. Dépasser l’opposition entre protection de la nature et défense des emplois, au profit de la santé publique. Parler aux uns comme aux autres. Ce sont les plus pauvres qui souffrent de la destruction de la Nature. Il n’y a pas antinomie entre défense de la nature, défense des habitants, et le problème du travail pour tous. Sophie W (historienne de la Révolution française) 1- Cahiers de doléances : pourquoi ? Forme qui permet de faire prendre conscience de l’unité d’opposition (manif...), car le constat est que beaucoup de mouvements de résistance ne sont pas unifiés, même l’Appel des Appels patine. Ces doléances sont le début d’un processus. Il existe un enthousiasme réel, mais une difficulté à prendre la plume. Cela suppose un travail militant, d’organiser des ateliers. 2- Echéances : 2012 est important. On peut considérer que c’est une étape. Les partis politiques ne vont pas être d’accord d’un seul coups autrement que sur un mode démagogique. En écho avec la Révolution : il y a un moment où on est d’accord avec les législateurs (les élus), et un moment où les législateurs font faillite (pas capables de répondre à leurs engagements). Position des citoyens révolutionnaires à ce moment là (1792) : cesse de les considérer comme des partenaires car ils ont failli. Aujourd’hui, faillite des politiques qui explique la faiblesse du socle commun. Ne pas mettre les politiques à l’écart et les intégrer, mais ils ne doivent pas intervenir, compte-tenu de leur faillite. On va vers un travail de refondation, mais on n’est pas démunis. 3- sur les thèmes évoqués : République et Constituante, vrai travail de refondation, déjà assez élaboré par un travail savant, historiens… 4- sur la destruction des savoirs : passe par la destruction de l’école, de l’université, du CNRS… et la non reconnaissance des savoirs qui peuvent circuler autrement (universités populaires = hauts lieux de résistance contre la destruction des savoirs). 5- Dans les doléances : on a insisté sur le fait que la société est cruelle, cruauté de tout ce que produit le néo-libéralisme. On peut vite avoir des propositions : destruction des savoirs (école, université, etc. = hauts lieux de résistance) ; La résignation est liée à cette cruauté et à la difficulté d’y répondre. Aller vers une nouvelle énonciation positive (plutôt qu’être anti-capitaliste…), contrer la cruauté de la société, vers une société du bien-vivre Pas d’accord de travailler avec les partis trop tôt, mais les mettre au courant. Avoir un échéancier court, avec une première étape, même pas achevée, mais le processus continuera. Didier P Echéancier et différence entre le programme de la résistance et un projet de société. 1- les programmes électoraux = programmes ponctuels 2- les cahiers de doléances, qui permettent, à partir d’un certain nombre de principes, de faire écrire ensemble des personnes qu’on ne touche pas d’habitude. 3- un écho aux revendications. Ce sont 3 niveaux différents. On se pose la question d’écrire un projet de société qui n’est pas un programme, ni les doléances (on souhaite qu’elles soient écrites, ce sera la force du projet, mais doivent être écrites à partir du projet). Idées importantes :
- Idée de refonder la République très importante. Courants de droite et extrême droite et communautariste : pour eux il faut autre chose, qui est une société communautaire. Il faut s’opposer et dire qu’on est attaché aux valeurs républicaines. Idée d’abroger la Ve République va dans ce sens.
- Idée de gratuité importante, mais attention car même dans les projets du libéralisme aujourd’hui il y a une sécurité sociale réservée aux pauvres ! quoi et pour qui ? Médecine gratuite pour les pauvres, oui, mais ça ne suffit pas. Viser le service public universel et de qualité.
- Nation et liberté de circulation et installation des immigrés : dans le prg du CNR, tout le temps référence à la nation affiner notre réflexion sur la Nation. La question de la liberté de circulation et d’installation des sans papiers remet la notion de souveraineté nationale. Réfléchir à ça car ce n’était pas d’actualité au moment du pgr du CNR.
- Réflexion sur la laïcité. Point important à faire valoir dans le projet de société et pour le « vivre ensemble ». Stéphane M-M Ne pas rejoindre les partis.
- Garder la possibilité de pointer les contradictions des gens de droite se reconnaissant dans les valeurs du CNR, et de ceux de gauche qui ont contribué à les détruire. Réfléchir pourquoi il y avait dans le prg du CNR des germes qui ont permis sa destruction.
- Démocratie : il faut une nouvelle Constitution. Ex. du TCE, où on a nié le pouvoir populaire, la démocratie, rôle du conseil constitutionnel ? Ne joue pas son rôle et n’est pas assez réactif.
- Ce qui nous dépasse tous, c’est le monde de l’entreprise. Pas de pouvoir de l’ouvrier au cadre sup, pas de démocratie, car les gens doivent survivre. Danielle P
- Réflexion sur la laïcité : plus poussée aujourd’hui car n’est plus la même qu’avant. La cruauté du monde libéral donne une légitimité à la montée des pouvoirs religieux. Risque d’apporter des blessures à cette séparation des églises et des états, à laquelle on tient vraiment. Légitime également la montée d’un racisme qui génère l’exclusion. Ceci doit faire partie de notre réflexion collective.
- Question des moyens à internationaliser : avoir des interlocuteurs associatifs, syndicaux, en Europe et dans le monde.
- Indépendance de l’exécutif et du législatif par rapport au pouvoir de la finance. Trouver des éléments qui sous-tendent, car on est victimes de ça. Yannick V Caractéristique du CNR et ses acteurs : réfléchir pour agir et influencer les politiques futures. Pour nous, il s’agit d’influencer 2012 pour commencer, et ensuite que les politiques soient utiles et bénéfiques pour l’ensemble des citoyens. Ne décevoir ni les participants à l’élaboration de notre prg, ni les citoyens impliqués, ni ceux des cahiers de doléance (ex de la déception sur Europe-Ecologie).
- Quel processus ici ? Il faut être Ambitieux et réalistes dans l’échéancier. Un des enjeux essentiels pour 2012 et la suite : faire en sorte que ceux qui ne vont pas voter ou les 53% qui ont voté Sarkozy en 2007 soient mieux éclairés dans leurs choix, et dans les débats. Notre rôle : éclairer les débats, pour que le choix aillent dans le sens de l’intérêt collectif. Nous devons donc être dans un processus d’élaboration de programme et plus dans de la communication (c’est ce sur quoi Sarkozy a remporté les élections). Il faut donc être efficaces sur nos messages.
- Timing : d’ici mai 2011, poser le socle du débat pour la présidentielle, c’est-à-dire sur quoi les gens veulent qu’on s’engage ? (ex : qu’est-ce que le service public, la justice, etc. qq objets finaux). Ensuite mettre ces objectifs sur la place publique, pour les citoyens puissent avoir des idées concrètes, et que les syndicats, les politiques, puissent se positionner. Ensuite proposer à tous ceux qui veulent travailler (partis, syndicats…) de proposer des solutions qui entrent dans le cadre qu’on s’est fixé. Les cahiers de doléance pourront intervenir après mai 2011. Catherine P-C (l’Appel des Appels) Appel des Appels lancé fin décembre 2008 par 2 psychanalystes : reprise de parole citoyenne et politique en particulier des praticiens qui voient leurs pratiques foulées au pied. Leurs métiers qui ont trait au « vivre ensemble » (éducation, justice, culture, santé, social…). Avec l’Appel des Appel : tenter de faire des analyses communes transversales pour résister face aux destructions de ce qui est fondamental. On est face à une entreprise de destruction massive et extrêmement rapide du fonctionnement de nos sociétés, qui est insidieuse, liée à l’idéologie néo-libérale. Il faut déconstruire le fait « qu’on aurait pas le choix » (idéologique). En face on a du mal à s’organiser, donc il faut construire quelque chose ensemble, proposer. Mais inquiétude face à la difficulté à s’unir : l’Appel des Appels est capable de produire de bonnes analyses, qui tiennent compte de points de vue différents, pluridisciplinaire. Mais patine en terme d’unification (difficultés au niveau des comités locaux). La question du processus d’écriture du projet de société est aussi importante que le résultat. Il faut remettre en route le processus politique, avec la difficulté que les solutions ne sont pas proposées d’emblée. Les gens sont pleins d’attentes, mais il est difficile de remettre le processus politique (de réflexion, de mise en route), car ils sont déçus. Une porte d’entrée : se mettre d’accord sur les valeurs et principes fondamentaux, redéfinir les mots, et soigner la forme, ce qui facilitera le fond. Si la forme est bonne, les résultats viendront facilement. Champs de compétence personnels : soins psychiques, psychiatrie, médico-social, et demandeurs d’asile, sans-papiers. NB : dernière mesure annoncée : supprimer l’aide médicale d’Etat. Louis V On travaille vraiment sur le fond. Donc plus un projet qu’un programme pour 2012. Les partis politiques ne doivent pas être impliqués trop rapidement. Le projet doit être suffisamment élaboré avant qu’ils s’en emparent. Contenu :
- Question des colonies dans le prg du CNR : devenues « indépendantes » politiquement, mais pas économiquement, indépendance factice. Il est urgent de changer les termes avec les pays du Sud (pas de soutien aux dictatures et aux pillages...). C’est la seule façon de réfléchir sur les immigrés, les sans-papiers...
- Ecologie : se défini comme : voir que la planète comme est finie et fermée, nous sommes tous solidaires, on fait partie d’un système, on intervient sur les autres, en incluant les non-humains. Si on voit les choses comme ça, on n’agit plus de la même façon. Raphaël D Attaché à une transformation sociale. Mais ne pourra s’accommoder du capitalisme / productivisme. Vecteur : éducation populaire et politique. Il faut s’attacher à la construction d’un projet qui permette de se réapproprier les luttes pour nos vies, les résistances, aider le peuple, débusquer les pouvoirs, reprendre en main la création et la répartition des richesses. Tout ceci doit transparaître dans le projet de société. Pour sortir d’une société cruelle il faut se réapproprier le langage, le vocabulaire, pour réinvestir le champ politique par le bas, donc l’éducation populaire est fondamentale. Echéance de 2012 n’est pas l’alpha et l’omega des résistances. On ne doit pas être déçus. Francis C Importance du mot Résistance : aucune ambiguïté sur le terme tel qu’entendu pour le mouvement de résistance pendant la 2nde guerre mondiale. Mais aujourd’hui résister = dans un autre sens que celui que nous l’entendons. Programme de résistance du 21es : à quoi veut-on résister ? Le préciser. Résistance au changement aussi. Pas d’ambiguïté entre nous mais il faut l’expliquer. Sous-tend la circulation (d’argent), les personnes circulent un peu moins bien, mais l’idée, la pensée ne circulent plus du tout ! Comment faire circuler la pensée librement ? Philippe M Avec l’expérience du Café Repaire de Lons-le-Saunier, faire remonter les émotions des gens : la désespérance, démotivation. Notre présence ici est due à l’échec du politique. Les gens ont une attente énorme, ils ont envie de s’engager dans un débat citoyen donc avancer, ne pas se limiter au terrain des attentes. En 2005, excellente teneur des débats, ne pas désespérer, et ne pas décevoir. Calendrier : 2012 n’est pas forcément un but. Chacun en rentrant chez soi après cette réunion a un rôle d’essaimage, de circulation de la pensée, à travers l’éducation populaire. Le projet d’éducation populaire est ce que nous sommes en train de construire, non pas d’avoir un but dans l’éducation populaire, mais faire intervenir les gens, c’est ça l’éducation populaire, l’attente est là. Le chemin est bien plus important que le but. Inviter les gens des quartiers ? A Lons-le-Saunier les attentes sont énormes. Emmanuelle B Système judiciaire : principe d’équité, normal de faire plus pour ceux qui ont moins. Faire des choses précises : logements sociaux, aires d’accueil…ex : gens du voyage, où on va à l’encontre du droit. Stéphane E
- Système de république démocratique : expression du citoyen au niveau de la commune, de la région, national… on voit les problèmes que ça pose.
- Difficultés de créer un parti et problèmes de représentation au sein du parti.
- Est-ce que la démocratie c’est le pouvoir de la majorité ?
- Combattre l’extrémisme. Le libéralisme en est un. Idéologie religieuse ou non, croyance qui fait la société.
- Qu’est-ce que veut dire République ? Qu’est-ce qu’on veut mettre en public ? Qu’est-ce qu’on veut gérer de manière publique ? Pistes :
- on peut parler de non-individualisme, chercher l’intérêt général et l’intérêt personnel d’une manière équilibrée.
- triptyque économie-démocratie-social. Jean V Place de l’agriculture dans tout les projets entendus ?? Ca va être difficile, car elle est souvent faite par les larbins, qui votent contre leurs intérêts ! Il faut réfléchir pour intégrer le monde paysan avec toutes ses contradictions (80% des paysans votent à droite et donc contre leurs intérêts). Ludovic M 1) Part d’un présupposé : luttes et valeurs qui les orientent, condition de réussite de ce qui nous rassemble. 2) Point de vue de l’éducation populaire : comment on fait ? 3) Echéancier ? Dépend de :
- notre confiance en nous et notre capacité à produire de la méthode et du contenu.
- repère temporaire fait de plusieurs étapes : a-de fabrication, de contenu et de production de notre identité b- étape d’essaimage (national et international), que le débat reste visible c- utiliser les Glières, 2012 et toutes les suivantes dans une logique d’ensemble, c’est un processus, avec du long terme et du moyen terme. Difficulté : moins sur le contenu que sur la méthode de fabrication, de partage, de reconnaissance et de la visibilité. Dimension de l’éducation populaire, de partage et d’appropriation. Question de l’arbitrage : c’est une des réussites du CNR. Mais ici c’est l’enjeu d’un socle commun large. Grande responsabilité d’engager ce débat dans notre société. Question de méthode : expérience du compagnonnage associatif, mutualiste. S’attacher aux raisons, produites par ces mêmes acteurs de l’éducation populaire, qui ont conduit aux échecs. Il faut comprendre les raisons de l’échec : s’attacher à la méthode, au « comment fait-on ». Franck L (Maquisarbres)
- 1er temps sur lequel se mettre d’accord : analyse de la situation actuelle. On est en temps de guerre (voir « plan d’action immédiate » et propos de Rémy comme quoi on n’est pas en temps de guerre), mais voir le texte du sous-commandant Marcos, 1997 : « la 4e guerre mondiale a commencé ». Il faut que le plan d’action immédiate aille contre les grands centres financiers qui se font la guerre et qui font des dégâts.
- Agriculture : il y a urgence
- Dans notre échéancier sur l’action, il y a urgence, les Résistants (d’hier) se font rares. L’action est engagée à plusieurs niveaux. Réflexion sur les service public : les espaces sont libérés. Pas d’idéologie disponible pour les jeunes, qui savent produire de l’écrit et de la pensée ! L’écriture est ce qui leur profite le plus. Christian T (revue Golias) Pgr du CNR = pensée politique, qui préside aux destinées, avec un socle et une architecture politique qui n’existent plus aujourd’hui. Je pensais qu’il n’y avait rien a penser sur ce que disent les politiques. Mais déclencheur : livre « la république, la religion et l’espérance » (Sarkozy), qui nécessite un décryptage, et qui montre à quel point sont détruites les valeurs fondamentales de la république, à travers les valeurs liberté-égalité-fraternité (discours de Latran) : les valeurs du prêtre (de l’église) seront toujours supérieures à celles de l’instituteur. Donc : il y a à penser à propos de ce que disent les politiques. Avec le projet / programme, nous devons observer la valeur symptomatique du discours politique aujourd’hui, pas simplement ce qui est énoncé, mais quelle est la structure qui détermine cette énonciation. De quoi nous pourrons déduire le diagnostique de ce qui est en jeu dans le discours du pouvoir actuel, percevoir les lignes maîtresses de la destruction du discours politique, qui conditionne l’acceptation du totalitarisme. Si la dynamique du projet ne prend pas en compte ces fondements d’une parole éthique politique, nous ferons le constat de destruction des service publics, des savoirs, mais si nous ne passons pas par la case « destruction du discours politique » nous manquerions ce qu’ont fait nos prédécesseurs du CNR, par rapport à l’assise de leur programme, à l’assise de leur vision de la société, d’un vivre ensemble, qui est encore une réalité, à condition qu’on ne le mythifie pas. Le discours politique aujourd’hui, de droite comme de gauche, s’avance sur la scène publique au nom d’autrui en invoquant la démocratie .responsable de l’humiliation du peuple souverain. Il faut non seulement des remontées comme les doléances mais aussi une prise en compte de cette utopie. Il s’agit de revenir à une éthique de la parole politique, passant par la transgression, l’insoumission, la résistance. L’éthique politique ne tient pas seulement à ce qui est dit, mais à l’engagement qui est souscrit par celui qui parle comme celui qui entend. Raviver l’utopie : pas un jeu impossible, mais un espace qui n’existe pas encore ou qui existe par des pôles de résistance aujourd’hui = horizon d’une parole et d’un agir authentiques pour une nouvelle politique et une nouvelle société. Ne pas oublier les populations des grands ensembles industriels, parce que la violence et l’exclusion nous appellent à réfléchir : quelles sont les étapes de socialisation et les rythmes d’humanisation pour une politique de la ville pour sortir de cette violence et de la sécurisation à outrance ?

4- 2e tour de table : propositions de thèmes pour les ateliers

Finances (au service de l’homme) : indépendance des banques centrales Besoins sociaux fondamentaux (écologie, social, agriculture...) parole éthique : nécessité de remoraliser la politique valeurs fondamentales déconstruire la communauté européenne, construire l’Europe des Nations définir les thématiques futures éléments pour une nouvelle constitution définitions claires de République, démocratie, nation, communautarisme, laïcité... processus, échéancier et objectifs écologie politique, liens avec l’agriculture vivre ensemble : agriculture, urbanisme, quelle société valeurs, identité logique des mesures transitoires, pour mettre en oeuvre rapidement pour impliquer les populations avec lesquelles on voudra travailler. Et mesures intermédiaires avant mesures transitoires et objectifs désobéissance et résistance : on résiste contre quoi ? et comment, quelle légitimité et moyens ? nation, nationalisme, circulation des étrangers, citoyenneté Il s’agit d’une première réunion, donc partir sur la méthode Repositionner la société civile

Synthèse : On part du global, il y aura d’autres rencontres donc d’autres groupes de travail, à définir peut-être dans les 3 ateliers suivants : 1- Processus – méthode – structuration de la démarche 2- Besoins sociaux fondamentaux 3- Valeurs fondamentales (définition des termes)

II- TRAVAIL EN ATELIERS

Les participants au week-end se sont séparés en 3 groupes pour travailler sur les 3 ateliers déterminés lors de la plénière, jusqu’à 19h30.

Dimanche matin, reprise du travail en atelier pour faire des synthèses. Un rapporteur par groupe a présenté cette synthèse en plénière.

Nous rapportons ici ce qui est ressorti de chaque atelier.

1- Processus, méthode, structuration de la démarche Rapporteur : Robert (CRHA)

Lignes de fracture : - texte à produire, ou mouvement à susciter ? - 2012 échéance capitale, ou élargir et prendre son temps ? - échanger les possibles, ou aboutir Accord obtenu, avec des « joints de dilatation » dans le temps et dans les processus. 1)un texte avec des versions évolutives, en mouvement, aboutissant à un 1er texte 2)des temps de régulation (16-16 janvier, 26-27 mars, puis 14-15 mai) 3)aboutissement entre sept 2011 et janvier 2012, mai 2012 est pris en compte sans être essentiel Temps non linéaire : périodes intenses, périodes de catalyse. Schéma temporel / mouvemental groupes immergés ou pas, approche multiforme avec des relais (questionnaire, doléances, groupes, institutions comme théâtredu Soleil) Comment travailler l’interaction entre ces groupes et l’élaboration du texte, question en suspens. Doléance : le site est en place : www.letambourdesdoleances.org Réseau Citoyens Résistants : lancé le 1er novembre par CRHA, destiné à devenir autonome : www.reseau-citoyens-resistants.fr et son adresse mail : reseau.citoyens.resistants@gmail.com Questions en suspens : Se décider sur des dates repère : lancement de l’info Mettre en place un comité de pilotage et de suivi général, incluant un comité de rédaction pour une version 1 du texte (d’amorce) Discuter les procédures d’arbitrage Conserver les propositions écartées Presse : préparer une communication pour janvier. Viser mai comme apogée, car la couverture presse dépasse le cadre militant.

2- Besoins sociaux fondamentaux Rapporteur : Catherine (Appel des Appels)

Préambule : Comme principe, l’humain n’est pas un consommateur. Nécessité d’alertes vis-à-vis du productivisme et de la bureaucratie, ainsi que du processus de déshumanisation. A qui s’adresse-t-on, pour qui travaille-t-on, des droits pour qui ? Les droits énoncés doivent à tout prix s’adresser à la totalité des personnes sur le territoire (également étrangères), se méfier des zones de non-droit. Il faut penser les notions de besoins fondamentaux dans notre temps, y compris Nord-Sud et biosphère. Ce que l’on peut rêver, c’est de façon globale. Besoins essentiels / fondamentaux Notion de fondation, de socle, et renvoi au prg du CNR. Aller au-delà des besoins vitaux pour survivre. Ne pas pervertir les mots et termes, il ne suffit pas du minimal vital. Besoins sociaux : ce qui fait de nous non seulement des êtres vivants, mais humains. Lutter contre la destruction du lien social par l’idéologie néo-libérale, on a d’autres besoins que vitaux ou de consommation. Refuser la « nouvelle charité ». Doit-on lister ces besoins fondamentaux ou non ? On a tout de même ébauché deux listes, d’un coté ceux que le système actuel bafoue, et d’un autre côté ceux qui nous semblent incontournables. Le chapeau est la notion de dignité humaine. Ensuite : alimentation, éducation et culture (en lien l’un avec l’autre), droit aux loisirs (et temps libre), au travail (avec droit au/du travail) et à l’information. Accès au politique, au sens 1er et noble : garantir la possibilité d’exercer ses droits de citoyens, et donc être dans une société avec gens en capacité d’accéder au symbolique et à l’esprit critique, donc reconnaissance de chacun. Sécurité aussi. Cette liste une fois établie, ça ne suffit pas. Décliner en outils, et en mesures. Les besoins conduisent aux droits, notamment droit au / du travail, droit au logement, et aussi donc mandats révocables. Diagnostic de la situation, et constat : série d’effondrements social, environnemental, politique, psychique et culturel. Nous sommes atteints à l’intérieur de notre individualité, l’organisation sociale et politique est dédouanée en retour. Débat sur la notion de solidarité, en panne aujourd’hui compte tenu de la nouvelle figure de l’homme moderne, le gagneur performant, rentable et concurrentiel. Comment relancer la solidarité, ex de communautés de dénuements extrêmes. Repasser par le collectif et la cité, y compris au travail. Comment les lois peuvent relancer la solidarité, primauté du droit public sur le droit privé ? Notion de figure de la nouvelle charité réinterrogée, pendant de la figure de gagneur, en lieu et place de la solidarité. Ce qui conduit à la distinction entre égalité et équité, sans pour autant uniformiser. Justice discutée, ainsi que régulation, et de gratuité. Conclusion sur la notion de finitude, de limite des ressources, et de la fuite en avant, de limite de la vie humaine, droit à être malade et à mourir, face à l’homme moderne jamais malade. Quelles propositions ? Réaffirmer la dimension anthropologique de l’homme (cet animal politique). De la mobilisation, beaucoup d’attente, comment travailler avec, comment articuler dans notre processus le fond et la forme ?

3- Valeurs fondamentales Rapporteur : Rémy (CRHA)

Se réapproprier les mots pour donner du sens et du contenu, suite à leur perversion par le néo-libéralisme République : art 1 de la constitution, une et indivisible, démocratique, sociale et laïque (suite à 1848, puis en 1946 et repris en 1958) Partir sur un questionnement : ce qui nous fait rêver : l’utopie, le « bien-vivre ensemble », équivalent des « jours heureux ». Valeurs fondamentales et collectives : ce qui nous rassemble, ce qui nous protège, ce qui nous engage, ce qui nous permet d’agir : Rassemble : république, liberté égalité fraternité, et solidarité Protège : - la loi (dès 1789) protectrice pour l’ensemble des citoyens, et non pas contraignante (liberté, propriété, sûreté, résistance à l’oppression) ;
- la séparation des pouvoirs, politique et socio-économique (finances, presse) ; - contrôle par le peuple du gouvernement – définition de la démocratie Engage : ce qui engage chacun des citoyens (tous les citoyens garants de la constitution) et ce qui engage les représentants que nous élisons : honnêteté intellectuelle, responsabilité des citoyens et des élus, éthique Agir : - vote et suffrage (avec mandat impératif / révocable, donc contrôle des élus),
- action de la société civile qui doit être reconnue : autre forme d’exercice de la démocratie plus directe. Conclusion : ces valeurs ne doivent pas rester franco-françaises : les partager. Résumer en 2 phrases :
- ouverture sur le monde, solidarité / partage
- l’internationalisme comme réponse à la mondialisation.

III- PLENIERE DU DIMANCHE MATIN

1- Tour de table : réactions suite à la présentation des synthèses des ateliers

Alain : Le compte-rendu est l’un des enjeux de la plénière. Il faut ressortir avec une idée claire du processus. Prioritairement les ateliers 2 et 3 étant assez consensuels, se concentrer sur les propositions non finalisées de l’atelier 1. Gérard : document doit être lisible par les gens auxquels on s’adresse (certains dans l’extrême précarité). L’atelier 2 peut constituer une amorce de texte, on peut en tirer des déclinaisons essentielles. Utiliser des termes génériques sur les besoins sociaux fondamentaux. Yannick : matière dans ateliers 2 et 3 pour un texte d’amorce. Nommer rapidement un comité de pilotage, et un comité de rédaction. Mêler des intellectuels, conceptualisateurs, avec des pragmatiques concrets attachés à tenir des objectifs. Il faut repartir avec des noms. François : Un comité de rédaction oui, mais ne pas balayer le travail de consultation, les doléances. Dans la stratégie : ne pas oublier d’intégrer 2 mots fondamentaux qui nous différencient de ce qui se fait dans d’autres partis : légitimité et résistance. Bertrand : ce qui est ressorti de l’atelier 1 : 2 démarches parallèles :
- texte d’amorce qui permet de cristalliser la démarche (doléances, réseau) = démarche du haut vers le bas ;
- agglutiner les doléances et remontées du réseau = démarche du bas vers le haut. Le texte d’amorce peut être fait dans un temps assez court et pourra déclencher le travail du réseau citoyen.. Sophie : Ces 2 démarches ne sont pas parallèles (seulement dans le temps) mais doivent s’entrecroiser.
- Comité de pilotage . modalités à définir : attention qu’il ne soit pas exécutif ! Il faut tout de suite le formuler correctement.
- Comité de rédaction : que l’on soit d’accord sur la démarche de rédaction du texte. Possibilité de dire sur le premier texte ce qui ne va pas ou suscite le débat. Comité de rédaction doit être issu des ateliers 2 et 3 dans un premier temps. Dominique : se méfier d’aller trop vite.
- L’essentiel est l’outils que sera ce texte (version 1 ou x...) pour s’adresser au milieu social (syndicats, associations...), puis avec ces partenaires arriver à une mouture qui soit présentable sur le fond et aussi sur la manière dont il aura été élaboré. Il dit y avoir osmose entre le texte et tout ce qui bouge dans la société aujourd’hui. L’essentiel sera le rapport qu’on aura, grâce à ce texte, avec ce qui se passe dans la société.
- deuxièmement, question des transitions, entre la société contre laquelle on est et celle qu’on veut. Donc trouver des étapes. Grâce à l’outils-texte en accord avec les mouvements sociaux on pourra travailler sur ces logiques transitoires. Hervé : convergence des approches entre les ateliers 2 et 3, mais ne sont pas contradictoires avec l’atelier 1. On est proche de la structure. Dynamique assez fluide. Méthode de travail pour le comité de rédaction : les groupes de travail des ateliers doivent diffuser les textes à l’ensemble du réseau, retour pour amendement, débat en plénière en janvier, validation. Franck : éviter un texte « de plus ». Le prg du CNR est arrivé à un moment où le rapport de force était inversé. On représente des actions, des tendances qui ont lieu dans toute la France. Ce qu’on peut faire : valider ces actions et arriver à renverser le rapport de force, à gagner des partisans. Question : comment prendre le maquis aujourd’hui ? Peut-être s’enfoncer dans la broussaille ! Catherine : convergence entre les ateliers sur le fond, avec un fond qui est nourri. La question de la méthode est fondamentale ! :
- La double vitesse est inévitable : il faut les 2 en même temps et penser l’articulation. L’osmose, je n’y crois pas . il y a une mobilisation importante, mais on ne va pas trouver d’emblée un accord parfait entre quelque chose qu’on va produire dans un groupe (qui réfléchit depuis plusieurs années) et une mobilisation qui se manifeste dans la rue. OK pour articulation mais pas osmose.
- Produire un texte à plusieurs, avec retours en plénière et amendements et par rapport à la notion de consultation, extrêmement importante, voir comment le collectif peut se reconstruire type "nouvelle agora" (comment les gens peuvent se remettre à parler de leur destin politique ensemble). Pour ça il faut créer un nouveau groupe de travail, entre le réseau, l’Appel des Appels, etc... pour savoir comment faire avec cette consultation. Quoi faire de ce qu’on a consulté ?
- Comité de pilotage : déterminé par CRHA ? Se méfier des mots. Gérard : le texte qu’on va proposer est un appel, à travers les doléances et le réseau, mais aussi à l’expression du compte rendu des actions que nous mêmes nous menons à travers nos organisations. Pas un texte dogmatique, appel à l’expression des citoyens. Que les gens ne se disent pas que c’est seulement un groupe de gens qui a réfléchi, mais enrichi par tous. Danielle : comment faire aujourd’hui, demain et après-demain ? 4 paramètres :
- donner la parole au plus grand nombre (doléances...), sortir du cadre militant ;
- la réflexion doit être l’ élément de réponse aux mouvements de révolte qui émergent aujourd’hui ;
- tenir compte de la rapidité très brutale des attaques contre tous nos acquis, être rapide en retour, en disant dans notre texte qu’il ne s’agit pas que d’une utopie !
- question de la transition : même si on n’est encore pas capable de dire comment on va faire (lois...), on est capable de poser la question. Olivier : propose 2 formes de textes. 1- Texte d’amorce avec 3 composantes : un chapeau sur le contexte actuel (effondrement et nécessité de réagir), dire qui on est (CRHA...) et ce qu’on veut faire ; Ce texte d’amorce est un texte d’ouverture sur un travail de réflexion qui, à travers ses idées force (ateliers 2 et 3), va déboucher sur le 2e texte. Doit être court : qui on est, les idées force, et ouverture sur la constitution d’un texte évolutif. 2- texte évolutif : à travers les doléances, les réseaux... on va rentrer dans la construction d’un véritable projet = texte qui sera notre finalité. Ce 2e texte passera par un travail avec les réseaux de militants, associations... Sera beaucoup plus long à élaborer. Sophie : Dans programme du CNR . plan d’action immédiate. Le texte d’amorce devrait être un préambule qui correspond aux ateliers 2 et 3 et à un plan d’action immédiate = former des groupes qui constituent le réseau, les doléances, faire remonter des actions... Ce texte peut-être mis en oeuvre assez rapidement. Parler du plan d’action immédiate comme texte d’amorce. Le 2ème texte serait à produire suite au plan d’action immédiate, équivalent à la 2ème partie du prg du CNR. On est donc dans une logique en 2 temps. Philippe : que le 1er texte soit très ouvert. Entre le 1er texte ou le texte fini et l’appropriation politique (élections), il faut proposer des actions. Didier M. : créer un groupe de travail (Catherine, Rémy, gens des ateliers 2 et 3, quelques personnes) plutôt qu’un comité de pilotage. Ce groupe de travail fait une première proposition en fonction de ce qui est ressorti des ateliers et dans un 2e temps le propose aux autre personnes. Définir les perspectives à très court terme avant de se quitter. Stéphane : permettre la ré-information (contre la désinformation). Comité de pilotage : pilotage = action, et aussi infiltration avec les doléances. Mettre le tout dans un corpus qu’on est en train de créer, valider ces infiltrations. Didier P. : complétons les ateliers 2 et 3 avec des notions oubliées : le féminisme (noté dans l’atelier 2), et citoyenneté de résidence (droit de vote des sans-papiers). Texte d’amorce et articulation avec mouvementt social : le texte est quasiment écrit ! But : écrire un texte imparable, ou une amorce, c’est-à-dire un outil de réflexion transmissible, qui permette d’amorcer la discussion avec les doléances. Cahiers de doléance ont une dynamique, qui doit conduire à mouvement social. Ce sont 2 démarches complémentaires, mais il faut commencer par une, celle du texte d’amorce. Il faudra à un moment présenter les doléances aux responsables des politiques actuelles. 1er texte doit être fait d’ici la fin d’année. Florence : texte ouvert oui, mais il y a des éléments non négociables sur les valeurs. Sur la mise en oeuvre, il faut un large public, mais sur le préambule, les valeurs (solidarité...), on ne peut pas négocier = socle commun. Le texte de départ doit être lisible par tous (utiliser des mots simples : solidarité, fraternité...). Alain : calendrier :
- phase de lancement d’ici un mois. NB : Pas parler de comité de pilotage mais comité de suivi.
- Moment final ? Renvoie à la place de la présidentielle. Si on veut que ce texte marque les esprits, à un moment le travail (synergie des différents acteurs) doit converger vers l’aboutissement du texte. Il faudrait déjà travailler sur la création d’un événement politique citoyen avant la présidentielle (début 2012), qui serait la médiatisation de l’adoption du texte. Faire émerger la parole citoyenne au moment où la machine électorale va tout écraser. Donc que tout ce travail qui vient des réseaux de résistances serve à un événement qui sera le pendant de la campagne électorale. La médiatisation de l’adoption du texte ne sera qu’une étape dans la démarche, avant une appropriation par les citoyens.
- Les Glières 2011, c’est le bon moment pour annoncer cet événement. Jean : A qui s’adresse le texte ? Remarque sur "prendre le maquis" : en 194.., ils passaient pour des fainéants, rigolos, déserteurs. Alors qu’on éclaircisse un peu où on va. Ludovic : configuré pour travailler ce week-end sur 2 points essentiels : manque de programme politique (Aubrac), et construire réseaux de résistance (Hessel). 2 pratiques : cahiers de doléances, et Appel des Appels. Cahiers de doléances : pratique qui existe déjà en Bretagne depuis longtemps. Doit avoir la dimension d’un outils du réseau, et rejoindre une entité plus générale qui est celle de la convergence historique de la pratique des doléances et des récits (?) avec une identité globale du réseau (pas de mosaïque multiple d’associations...). Pas prendre le maquis mais rester dans l’espace public. Avoir la main sur les événements : à nous de lancer la campagne 2012 via Glières 2011, éviter l’effet Coluche (catalyser une masse d’électeurs récupérée par la gauche), mettre la pression dès 2011. Catherine : articulation entre les mouvements ? Dans la phase du processus de consultation, il s’agira de recueillir ce que les associations déjà recueillent : croisements à faire (Appel des Appels, Cahiers de doléances....). Autre question : qui va signer ce texte ? C’est l’initiative de CRHA de participer à la rédaction de ce texte, comment les autres mouvements apparaissent, sous quelle forme (débats à avoir aussi au sein de chaque associations), notamment pour des question de légitimité, lisibilité quand il s’agira de présenter le texte. D’autre part, d’accord avec le fait d’annoncer un événement au plateau des Glières, c’est-à-dire une première forme de mise en débats. Attachée aux mots : le texte doit être lisible par tous. Mots simples mais pas simplificateur. Francis : rentre-t-on en résistance ou est-ce qu’on dit qu’on existe ? Est-ce qu’on veut être acteur de l’élection 2012, ce qui serait satisfaisant mais qui viendrait enrayer la circulation de pensée. A qui s’adresse le texte ? A nous dans un 1er temps. Rester dans un semi-public. Va s’ouvrir à nos connaissances, réseaux, etc. Et dans la joie ! Sinon on est dans une démarche politique qui annoncerait autre chose. Plaisir d’être rassemblé, et cela participe aussi de la pensée. Débat sur le calendrier = est-ce qu’on rend public quelque chose qui nous est dans un 1er temps adressé, pour que l’on puisse l’adresser à d’autres, etc ? pas à la Mutualité !! Saisir les événements qui nous sont proposés : Glières, ... On a assez d’échéances. Travail d’aujourd’hui et d’hier = laboratoire de pensée, ne rien refermer en statuant ! Stéphane : Perspective de très long terme, mais qui rappelle le passé. Mettre en avant ce qui st nouveau : environnement, la citoyenneté élargie (à l’intérieur du pays et au monde), réveil de la conscience politique. Ce qui est conjoncturel : être très ouvert sur ce qui se passe partout, c’est être dans le concret. Olivier : le texte (d’amorce) s’adresse au plus grand nombre, écrit avec des mots simples, sur des principes non négociables, qui définissent qui on est. Il doit être ouvert dans l’idée de dire aux autres "venez", il doit être optimiste par rapport à la situation pessimiste de certains citoyens. Garder le contrôle de la destinée du texte et notamment du texte évolutif. L’organisation future sera l’apanage d’un comité de suivi. Place de CRHA dans ce processus ? Instigateur de tout ça, envie de continuer ? Glières : annoncer la démarche à partir du texte d’amorce, c’est déjà « un sacré truc », résonance. Dominique : question des mots et des valeurs : dire que les valeurs ne sont pas négociables d’accord, mais Sarko se revendique des valeurs liberté-égalité-fraternité ! Les mots ont été trahis. Comment on explicite la gratuité, les revenus minimum et maximum, etc... ? Ne pas définir les choses de manière rigide. Faire adhérer à la démarche des gens différents, pour s’enrichir les uns les autres. Peut-être pas osmose, mais s’adresser à des militants en tant qu’individus pour mettre à leur disposition le texte d’amorce, pour l’enrichir, et au delà des militants, peut-être repris par les syndicats... rien n’est vraiment figé. De l’événementiel OK mais ce n’est pas la finalité. Pas de divergence apparente. Sur la réalisation concrète des comités, il faudra qu’on soit d’accord, sono on aura beaucoup de peine à centraliser. Lucien : comment articuler le comité de suivi et les associations existantes et les cahiers de doléances, avec les apports de citoyens. Les gens vont diffuser dans chaque structure. Enjeu ce week-end : coordonner ce maillage territorial qui permettrait de faire un grand événement. de citoyens du XXIème siècle. Trouver la souplesse, on peut ne pas transiger sur les valeurs sans être rigide. Perversion du langage à lutter contre. Le débat démocratique c’est aussi cela, pour permettre la réappropriation du politique. Définir des préalables fermes et précis. Deux textes pour y arriver : d’amorce général (qui s’adresse au plus grand nombre), et interne à nous, avec du fond important. François : prendre du temps pour le texte d’amorce. Place de CRHA ? Dans les groupes il faut élargir. Propositions : groupe d’animation réseau, groupe d’animation rédaction. Ou bien s’appuyer sur les valeurs ? Par ex.l’articulation action immédiate et mesures transitoires ? Ou mélanger les 2 ? Isabelle : le texte d’amorce a pour objectif de s’adresser au plus grand nombre, ce qui n’exclut pas qu’il soit un outils de diffusion dans nos groupes, mais il doit permette d’attirer les gens et les faire converger vers un travail sur un texte plus approfondi. Robert : 3 points : 1) décisions concrètes, listes de comité ; 15-16 janvier : qui organise ? On le fait ailleurs qu’en haute-Savoie ? 2) structure des textes : texte d’action immédiate (texte d’amorce version 1), puis texte ouvert derrière 3) le chemin se fera en marchant, mais définir maintenant l’arbitrage : définir un groupe qui va travailler dessus.Et intégration dans le processus ? Pour l’instant doit se limiter à des individus. 2e temps (janvier ?) : on intègre des groupes (associations...). 3e temps : aspect national . s’adresser aux forces politiques nationales. Eclaicir ce processus. Signature du texte version 1 par qui ? Pas uniquement CRHA. Personnes individuelles ? Danielle : pour qu’il s’adresse au plus grand nombre, il doit être médiatisé. Ex de la lutte de Didier Poupardin. Pour que les médias s’en emparent . soit le texte suffit, soit événement public qui le sous-tend. Trouver la bonne formule. Donner au plaisir une dimension collective. Sophie : médiatiser ou pas médiatiser ? Au démarrage des Glières, ce n’est pas par énorme médiatisation, mais une manière de faire en rupture avec les manières ordinaires, quelque chose a pu s’amorcer dans un rapport capillaire et pas dans un rapport ordinaire. Prendre ex. là-dessus. Destination . passer de nous à nos proches, proches de nos proches, etc...= fabriquer des cercles concentriques qui vont essaimer. C’est donc être en décalage avec des manières de faire habituelles, et donc marquer la rupture en termes de valeurs. Si on utilise les mêmes outils que d’autres groupements, le texte qu’on va produire sera en hiatus avec les outils qu’on va utiliser. Trouver des manières nouvelles, en rupture avec la figure du gagneur. Véritable événement : fait que ce texte existe. Comment on le valorise ? Le faire paraître et de quelle manière ? Lancement simultané ? Mettre en scène cette capillarité qui serait notre méthode, on fait événement sur un autre mode ! Constamment veiller à être en rupture avec le sens commun de notre société. Louis : définir dans le texte la transition, sinon ça risque d’être consensuel. Il faut du concret pratique, et terre-à-terre . plus engageant. Yannick : être ambitieux à toutes les étapes du processus. Texte plus perfectionné après peut être, mais le 1er texte, présenté aux Glières, devra être extrêmement bon, c’est ce qui permettra de se démarquer d’autres mouvements qui produisent des textes utopistes. Comptes-rendus de ce qui a été fait dans les ateliers 2-3 ne suffisent pas, agglomérer d’autres expertisent... dès le départ.

Fin du tour de table

2- Décisions à prendre

Débats : Bertrand : Les débats sont nombreux et parfois un peu précipités sur ce qui doit être tranché : lancement du Réseau Citoyens Résistants, événements, etc. Vigilance sur la question du sens, ne pas se précipiter. Isabelle : clarifier l’existence du Réseau Citoyens Résistants : le site est déjà lancé. CRHA a lancé l’initiative, et l’objectif est que ce réseau s’autogère à terme. Par l’intermédiaire du Réseau doivent se créer des comités locaux, CRHA sera l’un d’eux. Ludovic : Aujourd’hui : fondation du RCR ? Fonder les postures individuelles = adhérer comme militant associatif. Serait l’identité du mouvement. Gilles : tout le monde est d’accord ? RCR est l’identité du mouvement ? Dominique : sigle CRHA a énormément de sens. Dommage de noyer ça dans d’autres organisations différentes.

1) Validation de la démarche Démarche (texte amorce, texte évolutif) validée à l’unanimité.

2) Lieu de la prochaine rencontre (15-16 janvier) : CRHA symbolique. Ce doit être en Haute-Savoie, par CRHA. Ensuite devra être organisé ailleurs par d’autres.

3) Membres des comités / groupe de travail

- comité de coordination de la démarche globale : Gérard, Yannick, Philippe M., Francis, Sophie, Stéphane E., Didier M., Jean-Paul, Robert, Louis, Ludovic

- comité de rédaction(texte d’amorce) : Catherine, Robert, Rémy (rapporteurs des ateliers) et Sophie Le texte sera proposé à l’amendement.

- groupe de travail "arbitrage" (dégager les principes de fonctionnement) : Lucien, Maurice, Isabelle, Marie, François

4) signature du texte d’amorce Gilles : CRHA ? Bertrand : Est-on mûrs pour décider ?  ? : Soit une multitude d’assoc. reconnues, soit une seule, + des parrains Alain : Liste des parrains, personnalités qui gravitent dans le sillon de CRHA = assemblée d’aujourd’hui. Isabelle. Pas des personnalités ! Le comité de rédaction n’est pas ces personnes. Comité de rédaction et les gens qui vont valider le texte = ensemble de citoyens, représentatifs ou non d’associations. Validation collective ! Les parrains peuvent figurer pour des questions de médiatisation, mais il faut un terme générique : Réseau Citoyens Résistants. Catherine : d’accord avec Isabelle, présente en tant que représentante d l’Appel des Appels. Aujourd’hui chacun peut se sentir signataire de ce texte, mais en tant que citoyen. on ne peut pas aller plus vite que la musique. Les organisations doivent débattre. Sophie : le RCR est une fiction à ce jour. Mais on est un certain nombre de personnes qui essayons de fonder quelque chose, donc c’est un événement. Accepter d’être en nom personnel membres de cet événement, appelés et réunis par CRHA = vérité de la situation. Signature : nom de la personne, "nous réunis par CRHA..." Emmanuelle : les gens présents (noms) et les associations. Maurice : On est dans une constituante. Sera rapporté aux Etats généraux du service public, mais le seul engagement possible est à titre individuel. Lucien : concilions : à titre individuel, « représentant de… » 2e question : possibilité d’intégrer les "CRHA" locaux.

Vote par rapport à la proposition de Sophie : "en nom individuel, nous réunis à l’appel de CRHA..."

Contre : 3 Abstention . 1 Proposition adoptée.

CONCLUSION DE DIDIER M.

Je voudrais tous vous remercier pour votre contribution, votre participation, c’était un grand moment, des débats très riches, je suis personnellement optimiste sur l’avenir de notre projet... Et au 15-16 janvier !

ANNEXE

Compte-rendu de l’atelier 2 : Besoins sociaux fondamentaux Catherine P.-C. Préambule : C’est à l’appel de l’association Citoyen Résistants d’hier et d’aujourd’hui que nous nous sommes réunis les 6 et 7 novembre derniers. L’ambition était la suivante : envisager les modalités d’une écriture collective d’un projet de société pour le 21ème siècle, dans la lignée de celui écrit par nos ainés, dans le cadre du Conseil National de la Résistance. Ambition éminemment politique, pour autant que l’on restitue au terme son sens premier. En définissant les modalités d’organisation de la cité, le politique renvoie à la recherche inventive d’un bien commun. Cette recherche s’incarne notamment en institutions, notion dépassant largement celle d’organisation. Les institutions, au sens large, articulent éthique et politique, c’est à dire système de valeurs (cf atelier3) et mise en œuvre opérationnelles. La logique néolibérale et l’idéologie qui la fonde se matérialisent dans nos sociétés occidentales par une organisation politique injuste et destructrice qui déshumanise, détruit le lien social et rend toujours plus difficiles et violentes les conditions du vivre ensemble. L’être humain ne se réduit pas à un consommateur. Il est irréductible à la marchandisation que cette idéologie érige en système. Alerte face au productivisme, face à l’envahissement par la technique et la bureaucratie, alerte face la déshumanisation. Alerte face à ce que le système néolibéral pervertit, en terme d’action, en terme de langage, en terme de finalités, notamment concernant la tâche primaire de nos institutions qu’elles soient politiques, juridiques,sociales, soignantes, éducatives, culturelles...etc

Que recouvre la notion de besoin sociaux fondamentaux ? Notre groupe s’attarde sur cette notion même d’essentiel et de fondamental. Au fondement, l’idée est bien celle de se mettre d’accord sur un socle, des fondations (référence au programme du CNR).

Première affirmation : les besoins sociaux fondamentaux ne se réduisent pas aux besoins vitaux. Ce qui nous caractérise en tant que communauté humaine exige que nous discernions les projets politiques qui garantissent à chaque citoyen les seules conditions de sa survie, de ceux , qui au delà, posent en minima, les conditions de possibilité d’existence, pour tous et chacun, en tant qu’être social. C’est bien l’idéologie néolibérale qui voudrait nous faire revenir à une notion de besoins minimale, pour survivre, sans au delà, sans, il est vrai, exclure la compassion, voire en l’encourageant ( ce qui renvoie notre groupe à la notion de charité). Nous redoutons et refusons que la compassion ne se substitue au droit. La condition qui est la notre, humaine, nous sommes des animaux sociaux et politiques, impose de dégager ce que nous entendons par besoins sociaux fondamentaux, au delà donc, des besoins vitaux. Nous défendons la nécessité de réinscrire la solidarité dans la loi et d’enrayer le retour à la charité, forme dévoyée de la compassion. La notion de besoin conduit donc notre groupe à la notion de droit, avec une première remarque : certains droits sont déjà énoncés comme tels, néanmoins, ils ne sont pas respectés (cf droit au logement). Nous évoquons alors la notion de mandats révocables. Des droits pour qui ? Nous nous prononçons en faveur de l’établissement de droits pour tous ceux qui sont sur le territoire. Étrangers et nationaux, demandeurs d’asile et réfugiés. Nous nous prononçons contre l’existence de zones de non droit. Par ailleurs, il nous a paru important d’affirmer d’emblée qu’il s’agissait de penser les notions de besoins sociaux fondamentaux en rapport avec notre temps, y compris donc en terme de rapports Nord-Sud et en lien avec les problèmes soulevés par la biosphère. Le rêve n’est pas franco-français, il est global.

lister pas lister... Notre groupe oscille entre deux mouvements : lister ce le système actuel bafoue, détruit minutieusement et insidieusement. Lister ce que l’on entend par besoins sociaux fondamentaux en les traduisant en terme de droits Si la liste semble interminable, se dégage fortement la notion de Dignité. Des droits pour qu’elle soit respectée. Éloge de la reconnaissance, face à la société qui est aujourd’hui la notre : celle du mépris ( Axel Honneth) (cf les cultures populaires).

Nous nous déterminons provisoirement pour la liste suivante :

Droit à l’alimentation, à la santé, au logement, à l’éducation et la culture (nécessairement articulés), droit au loisir ( donc au temps libre), au travail ( en lien avec le droit du travail), à l’information Il s’agit de garantir à chacun les conditions d’un accès au politique, toujours au sens premier et noble du terme (et le respect des droits énoncés ci-dessus y participent largement). Il s’agit de garantir les possibilités d’existence à chacun en tant que citoyen, donc de garantir les conditions pour chacun d’exercer ses droits de manière « éclairée ». Il s’agit d’être en capacité de penser, d’accéder au symbolique (dimension sans laquelle la notion même de politique n’a pas de sens) , en capacité donc d’exercer son sens critique . Notre groupe évoque aussi le droit à la sécurité . Notre conviction est la suivante : les problèmes que posent le respect de ce droit ne peut s’envisager sérieusement et sereinement que si, et seulement si, les autres points sont dores et déjà posés. Cette liste de droits devra dans un second temps être déclinée en outils, mesures, institutions (cf service public). On évoque aussi la notion de planification.

Deux dimensions : diagnostic de la situation et propositions. Notre civilisation subit plusieurs formes d’effondrement : social environnemental politique psychique et culturel

Avons-nous encore, en tant que citoyen, les moyens de penser ? Nous donnons l’alerte face à la propagande néolibérale. Nous nous insurgeons contre la figure idéale de l’homme moderne construite par l’idéologie du même nom. Cette figure est celle d’un homme entrepreneur de lui-même ( Roland Gori), un homme économique, rentable et performant, toujours plus en compétition avec ses semblables. Cette figure, le système nous pousse à l’intérioriser comme naturelle, unique (notion de servitude volontaire cf Roland Gori). Ceci condamne celui qui échoue à s’y conformer à toujours plus de culpabilité individuelle, protection efficace contre toute remise en question du système social et politique. Nous sommes atteints à l’intérieur de notre individualité, l’organisation sociale et politique est dédouanée en retour.

Comment relancer la solidarité ? Notre groupe s’attarde sur les stratégies mises en place par les communautés en situation de grand dénuement, les gens de peu (Paul Ariès), retrouvant les clés, l’intérêt et l’importance du collectif, dans la cité, au travail, se dégageant du même coup de l’aliénation à cette figure de l’homme moderne que nous évoquions plus haut.

Comment la loi peut-elle participer à relancer la solidarité ? Nous insistons sur les nécessités d’une primauté du droit public sur le droit privé. Nous nous réinterrogeons sur le retour en force du caritatif ( cf Didier Fassin, la raison humanitaire).

Nous évoquons les notions d’équité et d’égalité à différencier d’un projet d’uniformisation. Idée d’un salaire/ revenu maximum. Notion de Justice. ( spéculation/ art et patrimoine) Notion de gratuité : que nous l’envisagions pour tous ou seulement pour les plus démunis ne renvoie pas au même projet.

Finitude de la planète/ finitude de la vie humaine Pour nous le problème n’est pas : les ressources de la planète s’épuisent, nous voilà donc contraints à réduire et notre consommation et nos productions. Notre position est clairement plus active, politique. Nous réclamons le droit à la maladie, à la vieillesse, à la pleine conscience de notre condition : nous sommes des êtres mortels. Nous réclamons le droit à la différence, à l’imperfection et à la vulnérabilité, en opposition avec cette figure de l’homme moderne qu’une certaine idéologie nous vend et que nous évoquions plus haut, le gagnant/gagneur, toujours en mouvement et aux désirs réputés sans limite, trouvant soi-disant assouvissement au travers d’une consommation elle même sans limite, réduit, alors, à ne trouver la limite que dans la réalité qui le confronte ( oh ! Surprise !) à une planète aux ressources, au final, limitées.

Comment faire la transition ? Ce qui renvoie à un plan d’action immédiate. Il s’agit de réaffirmer comme première la dimension anthropologique de l’homme : être de langage, de culture et de relation (animal politique).

Les attentes sont nombreuses et nous peinons à nous organiser. Que faire de la mobilisation actuelle ? Comment fonctionner ensemble ( accord fond/forme ? cf atelier 1) ?



Commentaires

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lundi 7 février 2011 à 23h22, par  CB

Autout de Stephane Hessel, Claude Alphandéry, En direct du Théâtre de la Colline via MEDIAPART ce 7/02/2011,
parlait des cahiers de doléances, dont il donne plutôt le nom de CAHIER D’ESPERANCE.

Bien à vous tous
CB
PS:A suivre l’exemple Islandais qui réécrit sa constitution au parlement.